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Laurent PANIFOUS, engagé pour une fin de vie digne

Laurent Panifous a échangé avec les militant.es socialistes ariégeois.es sur le projet de loi sur la fin de vie. Particulièrement investi sur ce sujet, il a fait état de son travail au sein de la commission spéciale dont il est vice-président.

Le projet de loi en discussion affiche une réelle ambition : améliorer l’accompagnement des personnes en fin de vie. L’installation d’une unité de soins palliatifs dans chaque département est une avancée nécessaire pour garantir un accès équitable à des soins de qualité. Cependant, il est primordial de souligner que cette mesure doit s’accompagner de moyens adéquats. Si l’Ariège bénéficie déjà d’une telle structure, il est alarmant de constater que 20 départements en demeurent démunis.

Par ailleurs, la création de maisons d’accompagnement constitue une réponse adaptée pour offrir un environnement propice au bien-être des patients en fin de vie, entre le domicile et l’hôpital. Mais ces initiatives ne pourront véritablement porter leurs fruits que si elles sont soutenues financièrement et non au détriment de l’ensemble du système de santé qui manque déjà cruellement de moyens.

Quant au volet sur le droit à l’aide à mourir, il est essentiel de reconnaître les lacunes de la loi  Claeys-Leonetti de 2016, notamment en ce qui concerne les patients souffrant de douleurs réfractaires insupportables. Cependant, il est regrettable que certains points sensibles ne soient pas pris en compte, tels que la situation des mineurs ou des personnes incapables d’exprimer leur volonté. Compte tenu des équilibres au Parlement, ces points auront très certainement du mal à évoluer lors du débat parlementaire à venir.

Malgré ces limites, la Fédération Socialiste de l’Ariège considère que ce projet de loi constitue une avancée significative vers le droit à mourir dans la dignité. Les parlementaires ariégeois sont pleinement mobilisés pour défendre ces avancées et œuvrer à leur amélioration lors des débats à venir. Au-delà des croyances personnelles, il est impératif que la société dans son ensemble se mobilise pour que ces mesures aboutissent à une véritable prise en charge respectueuse de la dignité humaine en fin de vie.

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