La justice climatique guide notre action. Le défi environnemental impose de prendre des mesures ambitieuses et efficaces pour répondre à l’urgence climatique et à répondre à cet enjeu de manière transversale dans toutes nos politiques.
L’ensemble de la puissance publique doit se mobiliser dans la lutte contre le réchauffement climatique. Nous devons renforcer la place de l’environnement dans les traités Européens grâce à l’inscription du droit à un environnement sain dans le socle européen des Droits Sociaux.
La réindustrialisation doit se faire dans le respect de l’environnement et des objectifs de lutte contre le changement climatique. Nous proposons une taxe européenne sur le kérosène, qui abondera un fonds européen d’investissement dans la transition écologique. Les objectifs des émissions de gaz à effet de serre (CO2…), doivent être définis en consommation et pas en production de GES, permettant ainsi d’intégrer le bilan des importations. Un budget carbone européen devra définir la quantité pouvant être émise et définir une répartition équitable de ces émissions entre les pays.
Soutenir la nouvelle génération d’agriculteurs pour assurer notre souveraineté alimentaire et la transition écologique
L’agroécologie doit viser l’amélioration continue de la production alimentaire, payée au prix juste au producteur. Elle doit ainsi permettre un meilleur revenu des producteurs, par la diminution des dépenses d’intrants, une plus grande autonomie des exploitations, et la valorisation de la qualité des produits par une commercialisation collectivement maîtrisée par les producteurs. Sur le plan écologique, elle doit nous permettre la sortie des pesticides, l’augmentation du taux de matière organique dans les sols, la sauvegarde des insectes pollinisateurs, dont les abeilles, et la sortie rapide du glyphosate.
Plus de justice sociale pour plus de justice climatique
Le progrès écologique ne peut conduire à une régression sociale, et les ménages à faibles revenus ne doivent pas supporter les coûts de la bifurcation écologique que ce soit du fait de prix ou de taxes plus élevés, ou du fait de bouleversements du marché du travail qui pourraient les laisser sans emploi. De même, cette transformation ne doit pas laisser de côté les régions et les collectivités les plus vulnérables. Nous demandons un paquet législatif pour la justice climatique, une stratégie nationale d’adaptation au changement climatique et un financement suffisant des collectivités locales.
Nous voulons lier l’urgence environnementale et le combat démocratique. La prise en compte politique de l’urgence écologique est, pour nous, indissociable de la dimension émancipatrice et démocratique du projet socialiste
Nous voulons inaugurer un nouvel âge de la régulation et de l’action publique contre l’ancien régime du laissez-faire. Plus que jamais, pour atteindre ces objectifs nouveaux, il y a besoin d’une puissance publique régulatrice dont il nous revient de réinventer les instruments et les institutions.
Une fiscalité écologique juste
Nous voulons un Impôt de Solidarité sur la Fortune Climat et Bio-diversité afin de mettre à contribution les plus fortunés pour financer la transition énergétique. Les placements liés aux énergies fossiles doivent être surtaxés. Notre fiscalité environnementale doit se dotéer d’une Règle d’Or Climatique pour assurer la transparence et la pertinence des usages : 50 % pour des dépenses accélérant la transition écologique et 50 % pour des mesures sociales en faveur des ménages particulièrement impactés par la transformation de nos modes de vie ou déjà en difficulté sociale.
Des énergies renouvelables à 100 % aussi rapidement que possible
La réussite de la transition énergétique, sur 30 ans, implique le prolongement de vie des centrales nucléaires actuelles sous conditions de sécurité optimales et peut-être de nouvelles installations nucléaires. Mais l’effort de financement et d’investissement doit en priorité se tourner vers le renouvelable.
Vers des mobilités durables pour tous
Chacun doit avoir accès dans son quotidien à des moyens de transport non polluants et décarbonés, à un coût abordable. Des véhicules électriques seront accessibles aux particuliers pour un coût mensuel inférieur aux frais d’un véhicule à essence. Un million de bornes électriques supplémentaires seront déployées dans tout le pays, avec une priorité pour les zones rurales. Nous investirons massivement dans le ferroviaire en lien avec les Régions pour financer le retour des petites lignes, des trains de nuit et du fret ferroviaire. Les déplacements en train bénéficieront d’un taux de TVA réduit.
Un tiers-payant des rénovations énergétiques pour en finir avec la précarité énergétique
Nous voulons un grand plan pluriannuel de rénovation énergétique des bâtiments basé sur un nouveau dispositif : aucun frais à avancer au moment des travaux ; le remboursement, dont l’ampleur dépendra du niveau des revenus, se fera au moment de la revente ou de la succession. Ce dispositif permettra la rénovation complète et performante de 760 000 logements privés par an, soit 22 millions de logements d’ici 2050.
Dans le parc locatif, les loyers seront encadrés en fonction de la performance énergétique du logement.
Nous voulons relancer la production de logement social et abordable pour produire 500 000 logements par an, dont 150 000 au moins dans le logement social. Nous voulons agir sur l’offre, sur le foncier – son usage et son coût –, sur les loyers, en les encadrant dans les zones tendues et dans le parc privé qui bénéficie de 10 milliards d’euros d’APL par an.
L’énergie étant un bien de première nécessité, la TVA sur la facture de gaz naturel et d’électricité sera baissée pour les particuliers , et, transitoirement, comme mesure de pouvoir d’achat, la baisse sera également appliquée pour les carburants en cas de flambée du prix à la pompe.