La lourde responsabilité d’Emmanuel Macron
La situation financière actuelle est résultat de la politique menée par Emmanuel Macron depuis 2017 avec des baisses d’impôts inconsidérées (60 milliards d’euros chaque année, soit davantage que les 43 milliards demandés), une dérive de la dépense publique et une politique du « ruissellement ». Près de 1 100 milliards d’euros de plus en sept ans, soit une progression de 50 %.
A titre de comparaison, lors du gouvernement de Lionel Jospin et celle du quinquennat Hollande, les déficits avaient été substantiellement réduits.
Un budget injuste et déséquilibré
Injuste, parce que les sacrifices sont exclusivement adressés aux ménages, qu’il s’agisse des salariés, des assurés sociaux, des retraités, des familles, …, quand rien n’est demandé aux grandes entreprises et aux hauts patrimoines.
Les grandes fortunes qui paradoxalement ont gagné le plus les dernières années participeront le moins au rétablissement des finances publiques.
Déséquilibré car les économies en dépenses dépassent de loin les augmentations de recettes : 21 milliards d’euros contre seulement 16 milliards ! Ce qui menace notre modèle social et fragilise nos services Publics.
Des mesures inacceptables:
Jours fériés: 2 jours de travail en plus sans contrepartie
Il est offert au patronat deux jours de travail non rémunéré pour chacun de leurs salariés qui vont travailler plus, pour rien.
Année blanche: amplificateur d’inégalités
L’investissement public va décliner. Les prestations sociales (pensions de retraite, aides au logement, allocations familiales…) ne seront pas revalorisées sur l’inflation. Les barèmes de l’impôt sur le revenu et de la contribution sociale généralisée (CSG) seront également maintenus à leur niveau de 2025, ce qui augmentera mécaniquement la participation de nombreux ménages.
L’assurance chômage en danger
Déjà fragilisée par la dernière réforme, l’assurance chômage est encore menacée: Le gouvernement souhaite l’allongement de la période travaillée requise pour pouvoir être indemnisé (actuellement, elle est de six mois de travail sur une période de vingt-quatre mois) et le raccourcissement de la durée maximale d’indemnisation (dix-huit mois pour les moins de 53 ans) ainsi qu’une baisse des droits en cas de rupture conventionnelle.
La maladie moins bien couverte
Le plafond des franchises et des participations forfaitaires ainsi que des montants payés sur les médicaments et actes médicaux devrait ainsi passer de 50 euros à 100 euros par an.
La prise en charge des affections longue durée (ALD) sera réduite.Les arrêts de travail ne seront plus soumis à l’avis du médecin du travail.
Des Services publics affaiblis
La règle de non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois partant à la retraite » va grandement affecter nos Services Publics (sécurité, santé, éducation…)
Une autre voie est possible
Un effort est indispensable pour mettre un terme à la dérive des comptes publics qui rend notre économie dépendante des marchés mais cet effort doit être étalé dans le temps pour ne pas casser la croissance et mieux réparti en faisant contribuer les plus haut revenus.
Les socialistes souhaitent remettre la justice sociale au coeur de notre modèle républicain grâce à une juste répartition des richesses.