Cette 9ème rentrée scolaire de l’ère « macroniste » est placée sous le signe de l’inquiétude pour notre école publique qui depuis 2017 subit une politique éducative néolibérale génératrice d’une aggravation sans précédent des inégalités entre les élèves, les enseignants, les établissements et les territoires.
– une crise du recrutement : 1 700 places dans le public et 278 dans le privé qui sont restées vacantes à l’issue de la session de recrutements 2025.
– une augmentation très forte des démissions qui représentent à ce jour 15 % des départs annuels contre 2 % il y a 10 ans.
– un niveau de rémunération trop faible: un enseignant français du premier degré perçoit 20 % de moins que ses collègues des pays de l’OCDE et un professeur certifié débutant du second degré gagne en moyenne un salaire brut à peine supérieur au SMIC – 1,1 SMIC actuellement contre 2,2 SMIC en 1980.
– une inquiétude sur le budget : Le Budget Bayrou menaçait d’amputer grandement les moyens du ministère qui pourtant conditionnent l’avenir de notre jeunesse et de notre pays. Il est trop tôt pour connaître l’orientation que choisira Sébastien LECORNU mais il y de quoi être inquiet. Si une vraie « rupture » n’est pas mise en oeuvre, la poursuite d’une politique d’austérité impactera lourdement l’éducation nationale.
– L’école inclusive et la santé scolaire sont toujours délaissées.
Les 9 ministres de l’éducation qui se sont succédés depuis 2017 sont tous comptables de cette politique.
En Ariège, cette politique se traduit par un taux d’encadrement insuffisant, des remplacements non effectués, un recours aux contractuels – non formés – envoyés dans des classes, faute de remplaçants, un refus de promouvoir les langues régionales…
Alors que baisse démographique s’accélère, il y aurait pourtant une opportunité pour améliorer le taux d’encadrement et se rapprocher des moyennes de l’OCDE sans dépense supplémentaire.
A l’inverse de cette politique de démantèlement, les socialistes souhaitent mobiliser tous les leviers de la réussite et de la confiance scolaire et remettre l’Éducation Nationale au coeur de notre projet républicain.
La baisse démographique doit s’accompagner d’un meilleur taux d’encadrement
Le métier doit redevenir attractif tant par le salaire que par les conditions de travail
La formation des enseignants doit redevenir une priorité pour accompagner au mieux les enfants.
Les Réseaux d’Aide pour les élèves en difficultés doivent être renforcés
L’école inclusive, la santé scolaire, doivet recevoir des moyens appropriés et les personnels doivent obtenir un meilleur statut et un meilleur salaire