Le drame survenu sur l’île d’Oléron, où un automobiliste a volontairement percuté plusieurs personnes, nous rappelle que la sécurité n’est jamais acquise. Ces faits, aussi tragiques qu’inacceptables, interrogent notre capacité collective à prévenir la violence et à protéger chaque citoyen.
Pour le Parti socialiste, la sécurité n’est ni un slogan ni une posture. C’est un droit fondamental, garanti par l’État et ses services publics. Elle repose sur deux piliers indissociables : la prévention et la répression. Prévenir, c’est repérer les fragilités, restaurer le lien social, assurer la présence de la police et de la gendarmerie dans tous les territoires. Réprimer, c’est répondre avec fermeté et justice lorsque la loi est bafouée.
Cet équilibre, aujourd’hui trop souvent rompu, doit redevenir le cœur de notre politique publique. Nous refusons une sécurité fondée sur la peur ou la stigmatisation ; nous voulons une sécurité fondée sur la proximité, la solidarité et la justice.
Ce qui s’est produit à Oléron résonne jusque dans nos territoires ruraux, ici en Ariège. Nous connaissons, nous aussi, les difficultés de couverture des services de sécurité, l’éloignement des secours, la nécessité d’une présence humaine continue.
La République doit garantir la même protection à chaque citoyen, qu’il vive en bord de mer, en montagne ou dans un petit village.
La sécurité, c’est aussi cela : l’égalité réelle des territoires. Et c’est ce combat que nous, socialistes, continuerons de porter.
Christophe AVENARD
Secrétaire Fédéral Sécurité et Prévention