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Immigration, asile, inclusion : un cadre clair pour mieux accueillir

Nous sommes convaincus que les politiques axées sur de vaines tentatives de dissuader les arrivées alimentent le désordre.

Nous savons que, sans être au sommet de leurs préoccupations et de leurs difficultés quotidiennes, la question migratoire préoccupe les Françaises et les Français dans un moment de fragilité économique et sociale et même parfois d’angoisse culturelle. Comme toutes les peurs, elles ne sont pas toujours rationnelles, mais nous refusons de les ignorer, de les sous-estimer et même de les déconsidérer tant à beaucoup l’avenir est incertain, le présent difficile et l’idéal de l’intégration malmené. Nous ne sommes, ni dans l’obsession, ni dans l’aveuglement, mais nous refusons l’exploitation de faits divers et la surenchère de postures qui désespèrent les Françaises et les Français.

 

Comme il existe une planification écologique, il doit exister une organisation des politiques migratoires. Nous sommes convaincus que les politiques axées sur de vaines tentatives de dissuader les arrivées alimentent le désordre.

Les socialistes affirment que la France peut réussir l’accueil et l’inclusion des personnes migrantes

1. Régulariser par le travail : toute personne qui a un contrat de travail depuis au moins 6 mois peut prétendre à un titre de séjour.

2. Renforcer les moyens de linclusion : assurer l’apprentissage de la langue et l’enseignement moral et civique dès le dépôt de la demande d’un titre de séjour.

3. Faciliter laccès à la formation professionnelle des primo-arrivants.

4. Accorder un titre de séjour « jeune diplômé » d’un an aux étudiants étrangers terminant leurs études.

5. Permettre aux apprentis étrangers, en formation professionnelle, de rester une année après leur 18ème anniversaire.

6. Inciter les entreprises à intégrer les enjeux de linclusion des travailleurs étrangers dans la définition de leurs missions, de leurs stratégies et de leurs démarches d’innovation.

7. Rétablir le droit au travail dès dépôt de la demande pour les demandeurs dasile

8. Défendre le droit dasile en France en défendant la collégialité de la CNDA (Cour Nationale du Droit d’Asile) et la présence du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) à la CNDA.

9. Objectif « Pas un mineur à la rue » : obligation pour les mineurs d’être soit à l’école, soit en formation, soit au travail ; droit à un hébergement adapté ; interdiction de la rétention administrative des mineurs et des familles avec enfants ; interdiction des tests osseux ; droit à la protection de tous les mineurs (y compris ceux non admis à l’ASE et en attente qu’un juge soit saisi pour statuer sur leur minorité).

10. Créer un GIEC des migrations pour objectiver la réalité migratoire à léchelle mondiale.

11. Permettre linstruction à 360 degrés par la préfecture dès la première demande de titre de séjour c’est-à- dire information par l’administration au demandeur de l’ensemble des motifs qui pourraient fonder la délivrance d’un titre de séjour. Renforcer les moyens des préfectures.

12. Fixer un délai maximal de 6 mois à ladministration pour accorder un rendez-vous en préfecture pour lexamen de la demande et augmenter considérablement le nombre de rendez-vous en préfecture en augmentant les moyens des services compétents.

15. Créer 30.000 places dhébergement sur tout le territoire.

16. Lutter contre les réseaux de passeurs par laugmentation des moyens de la PAF et accroissement de la sévérité des peines pour participation à un réseau de passeur.

17. Défendre lAide médicale de lÉtat (AME) en assurant l’accès aux soins de toutes et tous.

18. Mieux associer les acteurs associatifs à la co-construction d’une politique publique particulièrement complexe.

19. Renforcer et soutenir le rôle des collectivités locales dans la politique daccueil et dinclusion.

20. Organiser un débat annuel au Parlement.

21. Lutter contre les causes profondes des migrations notamment en tenant nos engagements sur laide au développement, en les ciblant davantage et en y affectant une large part de la TTF.

22. Défendre le droit dasile, en particulier en réformant le règlement de Dublin en mettant en place une réelle solidarité européenne avec un mécanisme obligatoire de répartition des demandeurs d’asile à travers l’UE.

23. Créer de nouveaux droits au séjour : mettre en place des visas humanitaires européens.

24. Porter la création dun statut de réfugiés climatiques en lien avec la COP

25. Harmoniser la politique des visas, des titres de séjours ; des conditions daccueil et des procédures dasile sur tout le territoire de lUE.

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