La santé est un bien précieux sans lequel personne ne peut vivre pleinement. Elle concerne à la fois le bien-être physique, mental et social complet et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou infirmité.
Pourtant, l’accès à la santé reste très inégalitaire selon le lieu de vie ou la situation sociale entraînant trop souvent des situations terribles en particulier pour les personnes les plus modestes, les plus éloignées des services de soin.
Malgré les 8,7% du PIB consacrés à la santé, malgré le Ségur de la santé, l’effort pour la santé reste très largement insuffisant : défaut d’accès aux soins, fermetures de lits dans les hôpitaux, manque de personnels soignants, distances parcourues pour consulter un médecin ou spécialiste, abandon du secteur psychiatrique et de la médecine préventive, T2A (tarification à l’acte) qui entraîne une course au profit au détriment de la qualité de soin, numérus clausus insuffisant, disparité entre les territoires, manque de coordination entre les acteurs de soins, les élus…
Sans des moyens nouveaux, sans une véritable aide à l’installation des médecins, notre système de santé sera toujours défaillant d’autant que la crise sanitaire a exacerbé les dysfonctionnements.
C’est pourquoi les socialistes proposent un plan ambitieux pour réformer en urgence et en profondeur notre service de santé.
Consolider le rôle de l’hôpital public comme pilier de la santé
Avec un service d’urgence de qualité, l’assurance de la pérennité des hôpitaux de proximité CHAC, CHPO et CHIVA et l’ensemble de leurs services.
Tourner la page de “l’hôpital-entreprise” et la maîtrise comptable des dépenses
En changeant l’ONDAM et les règles de tarifications à l’acte (basés sur le profit) par ONSP ( des objectifs nationaux de santé publique basés sur les besoins), et en incluant les élus locaux, les représentants des usagers dans la définition des besoins.
Former 15 000 nouveaux médecins et 25 0000 soignants
En encourageant les installations dans les zones peu denses par la revalorisation de 50% du montant des tarifs conventionnés, en engageant l’État à accompagner financièrement l’ouverture des centres de santé, le salariat des médecins, la coordination des professionnels de santé.
Intégrer dans les études de médecine, une année de professionnalisation comme médecin assistant dans les déserts médicaux
Faite par les internes en médecine en fin de parcours en contrepartie d’une rémunération à la hauteur des responsabilités et en confiant aux départements les modalités pratiques d’accueil avec accompagnement financier de l’État.
Favoriser la modernisation et la simplification des contrats locaux de la santé
En soutenant toutes les mesures favorisant les liens entre la médecine de ville et l’hôpital.
Autres propositions
- Favoriser la création des maisons de santé.
- Faire de la santé mentale une grande cause nationale.
- Mettre en place un grand plan de prévention et de prise en charge des maladies chroniques.
- Mobiliser des leviers pour la santé environnementale, la qualité de l’air et de l’alimentation, la santé scolaire, la pratique du sport et la prévention des addictions.
- Reconnaître le burn-out comme maladie professionnelle.
- Rétablir les CHSCT dans les entreprises de plus de 50 salariés.