L’Assemblée Nationale a adopté deux textes, sur le développement des soins palliatifs et sur l’aide à mourir.
Le texte sur le développement des soins palliatifs permet la création de « maisons d’accompagnement », intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.
Le deuxième texte propose une aide à mourir pour des malades condamnés par la maladie mais qui ne veulent pas être condamnés à l’agonie.
C’est un texte équilibré qui permet des avancées dans l’accompagnement du droit à mourir tout en posant un cadre clair :
– être âgée d’au moins 18 ans, et de nationalité française ou résidant de façon stable ou régulière en France.
– être atteint d’une affection grave et incurable qui engage le pronostic vital, en phase avancée ou en phase terminale »
– présenter une souffrance physique ou psychologique constante liée à cette affection, réfractaire aux traitements ou insupportable
– être apte à manifester sa volonté de façon libre et éclairée.
Cette évolution permet d’apporter une réponse à des situations insupportables qui n’étaient pas prise en compte par la législation en vigueur, des patients au stade avancé ou terminal qui souffrent et que l’on ne parvient pas à soulager, même avec un accompagnement palliatif..
Le cheminement parlementaire va se poursuivre avant l’adoption définitive de la loi. Il y a urgence car il s’agit d’une étape essentielle pour que notre pays se dote enfin d’un accompagnement de la fin de vie dans la dignité.