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Pour une Europe sociale et écologique (partie 2)

L’Europe doit être au service de l’humain et du vivant : lutte acharnée contre le dumping social, fiscal et environnemental…

1) UNE EUROPE SOCIALISTE, AU SERVICE D’UN MONDE PROGRESSISTE, ÉCOLOGISTE ET SOCIALISTE

L’Europe doit être le moteur d’une régulation internationale au service de l’humain et du vivant: lutte acharnée contre le dumping social, fiscal et environnemental, maîtrise des géants du numérique, des multinationales et des fonds d’investissement, révision de la politique concurrentielle en Europe tournée vers une vision planétaire.

–    règles environnementales, fiscales, sociales, numériques strictes à ceux qui veulent accéder à son marché

–    taxe sur toutes les transactions financières de 0.05%.

–    accords commerciaux conditionnés au respect des droits sociaux, des conventions de l’OIT et des libertés syndicales, au respect des droits humains et de l’environnement.

–    taxe carbone aux frontières de l’Union pour tous les produits.

–    nouvelle dynamique de coopération à travers des partenariats équilibrés

–    réforme du FMI, de la Banque mondiale, des banques de développement ( gouvernance démocratique).

–    questions de genre prises en compte dans l’ensemble des politiques extérieures de l’UE.

–    contrôle démocratique du parlement sur les dépenses humanitaires

–    L’UE doit promouvoir un sursaut de la diplomatie internationale pour la paix et la sécurité (multilatéralisme)

–    Le volume de l’aide au développement (APD) doit augmenter. Nous refusons cette dérive vers une conditionnalité migratoire de l’APD.

–    Il faut imposer une véritable conditionnalité environnementale et sociale dans les accords commerciaux.

–    L’OMC doit être réformée en matière de travail, d’environnement et de sécurité alimentaire.

2 ) Entreprise et travail: Vers un nouveau Pacte Européen

– Instaurer des sanctions financières lourdes contre les États membres qui ne respectent pas les droits fondamentaux, associatifs et syndicaux.

– Mettre en place d’un agenda législatif européen de la qualité du travail, qui pourrait s’articuler autour des axes suivants :

    • Un dialogue social fort et permanent
    • Lextension des droits dinformation et de consultation des travailleurs
    • Le droit à un environnement sain au travail avec le renforcement des règles européennes en matière de santé au travail, de surveillance des milieux de travail, et d’amélioration de la qualité de vie au travail.
    • La prévention des risques psychologiques et des atteintes à la santé mentale
    • La régulation des nouvelles formes de travail, notamment le télétravail, en protégeant les droits, la santé et la sécurité des travailleurs tout en garantissant flexibilité et équilibre vie privée – vie professionnelle, dont le droit à la déconnexion.

– Réguler de l’Intelligence Artificielle et l’utilisation des algorithmes sur les lieux de travail

– Adopter une directive européenne solide et efficace sur la transparence salariale qui permette aux travailleurs de lutter contre la discrimination salariale.

– Ouvrir des négociations sur la justification des écarts de salaire excessifs permettant de pousser la proposition de la confédération européenne des syndicats d’interdire les écarts de salaires supérieurs à 20 au sein d’une même entreprise et de taxer les écarts supérieurs à 10

 

– Réviser la directive temps de travail pour développer la semaine de quatre jours

 

– Mettre en place une stratégie ambitieuse sur la formation et l’apprentissage tout au long de la vie, un véritable bouclier emploi européen permettant de financer les régimes nationaux d’assurance chômage en période de crise, mais aussi d’accompagner les filières en transformation et soutenir les actions de formation tout au long de la vie.

– Organiser la convergence des salaires minimums dans chaque pays.

– Mettre en place d’une garantie pour l’emploi et les compétences des personnes en situation de handicap.

3) Solidarité inclusion sociale

L’objectif est d’éradiquer la pauvreté en Europe d’ici 2050, de réduire le nombre de personnes en situation de pauvreté ou d’exclusion sociale de 25 % d’ici 2030, avec notamment :

–    un revenu minimum pour toutes et tous ;

–    le Droit à sortir du surendettement ;

–    l’Éducation et garde d’enfants bien financées et inclusives et une Education gratuite de qualité ;

–    la Solidarité intergénérationnelle ;

–    des systèmes de retraites de ressources publiques, sensibles au genre et prenant en compte les interruptions de carrière ;

–    des soins et services de santé abordables ;

–    Des réseaux de transports accessibles ;

–    Une stratégie européenne du logement visant à stimuler la construction de logements abordables, durables, sociaux et d’urgence ainsi que la rénovation du parc de logements existant ;

–    un avenir inclusif pour les personnes en situation de handicap ;

–    une carte européenne du handicap et l’intensification des efforts pour l’accessibilité dans les infrastructures de transport.

4) Santé Prévoyance

Nous avons besoin de relocaliser en Europe la production de médicaments et équipements essentiels en combinant soutien à l’investissement et prix assurant la pérennité des nouvelles usines (ex usines de masques), remettre à niveau les systèmes de soins nationaux pour s’assurer de leur capacité à affronter les crises.

Pour se préparer aux crises l’Europe doit aussi renforcer son réseau de stocks (médicament, alimentation…) et être capable de déployer rapidement des hôpitaux de campagne et des centres de vaccination.

La sécurité des produits, de l’alimentation et des milieux naturels est une priorité, il nous faut relancer les investissements dans la santé et les hôpitaux, réduire les inégalités sociales et territoriales de santé en Europe,

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