1) Une Europe Démocratique, une Europe de la Citoyenneté
Nous devons rééquilibrer les institutions pour franchir une étape concrète vers une démocratie européenne plus aboutie.
– Renforcement du rôle et des pouvoirs du Parlement (initiative législative, pouvoir budgétaire).
- Association des collectivités locales, acteurs essentiels des politiques publiques en premier lieu par la voie du Comité européen des régions.
- Garantie d’un droit d’information et d’interpellation citoyen de portée universelle.
- Régulation des lobbyes.
– Parité appliquée dans toutes les institutions.
– Conférences citoyennes dans chaque pays organisé dont les résultats seront pris en compte par la Commission et débattus au Parlement.
– Protéger l’indépendance des médias.
– Évolution de ses processus de décision, de l’élargissement : Accueillir l’Ukraine, la Moldavie et les Balkans occidentaux dans la famille européenne et mettre un terme à la candidature de la Turquie.
– Abandonner, là où elle subsiste, la règle de l’unanimité pour passer à la majorité qualifiée en commençant par les domaines de la fiscalité, des affaires étrangères, et du respect de l’état de droit.
– Protéger les droits fondamentaux et l’État de droit partout sur le continent : sanctions plus rapides et plus effectives
Un pays doit pouvoir plus facilement quitter l’Union et nous devons avoir le courage de lui demander de sortir si son peuple ne se reconnaît plus dans le projet commun. Nous serons particulièrement vigilants sur le respect des droits démocratiques, l’indépendance de la justice et des médias, les droits des femmes et notamment le droit à l’avortement, le droit des minorités, et les droits des populations LGBTQIA+, engager un débat européen sur l’abolition de la prostitution.
2) Une Europe féministe
Au cœur de l’accès à la santé, nous voulons garantir l’accès universel et inconditionnel à l’IVG en Europe. Nous voulons un plan européen de lutte contre la précarité menstruelle (congé menstruel, remboursement des protections périodiques), l’égalité professionnelle, renforcer la lutte contre les violences. Le prochain budget devra être féministe. Nous voulons la parité réelle partout et pour toutes, à commencer par les élections européennes.
3) Une Europe de la Jeunesse, de la Culture et de la recherche
La prise en compte des jeunesses dans toutes les politiques publiques, ou nationales, est un principe à conquérir. L’accès à l’éducation doit devenir une grande cause européenne : limitation, voire bannissement des frais de scolarité en prenant en compte les critères sociaux. Nous devons lutter contre la privatisation ou la destruction du statut d’enseignant, garantir la liberté d’enseignement que les conditions d’exercice des chercheurs et des enseignants partout en Europe.
La mobilisation de l’UE dans l’innovation et la recherche est encore à la traîne, nous sommes très loin de l’objectif de 3% du PIB consacré à la recherche dont 1% au moins à la recherche publique.
Nous voulons la création d’un contrat d’apprentissage européen, l’interdiction des stages non rémunérés et un droit opposable à la mobilité : chaque jeune de moins de 30 ans doit pouvoir faire au moins 6 mois d’études dans une autre pays européen. La garantie jeunesse a besoin d’aller vers les jeunes dans le besoin.
L’accès à la culture est également une attente forte des jeunes européens. La diversité culturelle et linguistique de l’Union est son originalité et sa richesse, elle doit être reconnue et encouragée. L’Europe a également besoin d’une grande politique de traduction des œuvres culturelles, de la maîtrise d’une autre langue européenne que l’anglais à l’issue de son parcours de formation.
4) Une Europe Accueillante : ASILE ET MIGRATIONS : L’EUROPE COMME SOLUTION
L’idée d’un monde sans migration est une chimère et la promesse de frontières infranchissables un mensonge. La fermeture de voies légales de migrations n’a pas pour conséquence première de dissuader les migrants, mais bien d’augmenter le nombre de celles et de ceux qui meurent dans des traversées périlleuses. Nous réaffirmons l’intangibilité du droit à la vie privée et familiale et du regroupement familial, le droit à la santé, à l’hébergement et à l’accompagnement social pour des motifs humanitaires, sanitaires ou encore économiques.
– Le droit d’asile qui doit rester un droit inconditionnel, en particulier en réformant le règlement de Dublin.
– La solidarité européenne avec la mise en place d’un mécanisme obligatoire et juste de répartition des demandeurs d’asile à travers l’Union Européenne.
– Une harmonisation de la politique des visas, des titres de séjour, des conditions d’accueil et des procédures d’asile.
– Une reconnaissance mutuelle de l’instruction des demandes d’asile,
- Une meilleure prise en compte des réfugiés climatiques et la création d’un espace commun de protection des réfugiés sur la base des standards les plus élevés.
- Une harmonisation des conditions d’accès au territoire des États membres.
– La création d’un véritable régime d’asile européen commun est encore loin d’être acquise. L’accueil digne et le respect des droits humains n’est pas compatible avec certaines des pratiques actuelles de l’UE.
– Une coopération avec les pays de transit des migrants non conditionnée au maintien des populations sur ce territoire dans des conditions dégradées, voire inhumaines. Nous refusons toute « conditionnalité migratoire » dans les politiques d’aide au développement visant à refuser toute aide à des pays qui refuseraient de s’engager à « reprendre » « leurs » migrants.